Un peu de notre histoire

Le nom du site antique de JOUARS vient de DIODURUM, « la ville des dieux ». L'agglomération gallo-romaine de Diodurum est située dans la vallée de la Mauldre, frontière entre les Parisii et les Carnutes, au carrefour de deux voies : Paris-Dreux et Chartres-la vallée de la Seine.

Les fouilles archéologiques de 1993, sur le trajet de la future déviation, ont révélé l'existence d'un gros bourg de plusieurs milliers de personnes, étiré sur une quarantaine d'hectares, avec ses rues empierrées, ses trottoirs, ses ilôts d'habitation, ses magasins, ses édifices publics et ses temples... A partir du Vème siècle, la population se déplace et fonde de nouveaux bourgs : Le Tremblay, Les Mousseaux, Chennevières, Neauphle et Jouars où la première église des Yvelines est construite au VIème siècle et dédiée à Saint Martin. Au Xème siècle, apparaissent sur ce territoire les seigneuries de Neauphle et de Maurepas.

Le nom de PONTCHARTRAIN vient de PONTEM CARNOTENSEM (le pont sur le chemin de Chartres), lieu-dit d'un fief appartenant au seigneur de Pontchartrain sur lequel existaient un manoir et une grange cistercienne rattachée à l'abbaye des Vaux de Cernay, aujourd'hui objet de fouilles archéologiques et de projets de mise en valeur (lien vers site de l'APSAD).

Au début du XVIIème siècle, le château est acheté par la famille Phélypeaux, qui se fait appeler « de Pontchartrain » et dont les membres vont, pendant cinq générations, être nommés aux plus hautes charges de l'Administration Royale.

A plusieurs reprises, le château est agrandi et embelli. Frère Romain, Le Nôtre, les artistes de l'époque, participent aux travaux : un hôpital, des écoles voient le jour ; une nouvelle route, large et ombragée, est tracée ; un nouveau village se développe le long de cette voie et autour de la « Place ronde » qui en devient le centre avec sa Poste Royale et ses relais (le « Gai Relais », qui héberge aujourd'hui la Salle des Jeunes).

La Révolution ébranle Pontchartrain : le châtelain (le Duc de Cossé-Brissac) est massacré par la foule à Versailles.La Duchesse, ruinée, vend le château en 1801. L'église de Jouars, dépouillée d'une partie de ses biens, devient « Temple de la Raison ».

Au XIXème siècle, les propriétaires se succèdent : Claude Carvillon Destillières, le Marquis d'Osmont, le Comte prussien Henckel von Donnersmarck (mari de la Païva, courtisane et espionne), Auguste Dreyfus et son épouse, la Marquise de Villahermosa. A la mort de cette dernière, le château est vendu en 1934 à la famille Lagasse.

Le bourg se transforme aussi, profitant de la modernisation. Les lois Guizot (1933) et Ferry (1881 et 1883) sur l'enseignement entraînent la création d'écoles publiques de garçons et de filles, la révolution des transports avec l'arrivée du chemin de fer à Villiers et l'avènement de l'automobile rapprochent Pontchartrain de la Capitale.  Des résidences secondaires se construisent, la route nationale est goudronnée en 1920, le gaz de ville installé en 1930, l'eau en 1934. La commune compte alors 1300 habitants. La fin du XXème siècle voit la saturation de la Nationale (40 000 véhicules par jour), la création de plusieurs programmes immobiliers : la résidence de la Porte d'Andin (1965), le Clos de la Motte (1966), le Pré des Fontaines (1973), le Parc des Bordes (1975), les Cottages de Pontchartrain (1987), la construction de nouvelles écoles (sur des terrains du Château) de 1960 à 1977, d'un   collège (1985), d'une Résidence pour Personnes Agées (1991), d'une médiathèque (1992).

La municipalité actuelle a opté pour un développement maîtrisé, pour la continuation de l'activité agricole et pour le classement de la Plaine de Jouars afin de lui offrir un haut niveau de protection. Elle veut faire de la mise en valeur de son patrimoine architectural et paysager des atouts majeurs pour le futur : la Place Foch (inscrtite aux Monuments Historiques depuis 2002), l'église de Jouars (classée comme « monument à préserver » par les Bâtiments de France depuis 2003), la Perspective Le Nôtre, et le site archéologique de Diodurum, au coeur d'un grand projet associatif intercommunal, compte tenu de son caractère exceptionnel, au niveau européen.

Jouars-Pontchartrain au XXIème siècle, c'est donc aussi le renforcement de la coopération entre les communes (création de la communauté de communes « Cœur d'Yvelines ») et l'élaboration d'une nouvelle planification d'aménagement des espaces. Un centre-ville réaménagé et densifié avec, comme objectif, de réussir l'équation équilibrée entre une activité économique dynamique et vivante et la préservation d'un espace rural hors du commun, gage d'une qualité de vie devenue rare aujourd'hui.

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